Saint Malo

[ Les Malouins ]

La commune de Saint-Malo (pucenoire.gif (96 octets) Sant-Maloù) est chef lieu de canton. Saint-Malo dépend de l'arrondissement de Saint-Malo, du département d' Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

 

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-MALO

Saint-Malo tire son nom du moine breton Maclow, Maclou ou Malo originaire du pays de Gwent (Pays de Galles), dans la Cambrie méridionale.

Saint-Malo succède à l'ancienne cité gallo-romaine d'Aleth (aujourd'hui en Saint-Servan). Cette place forte a été conquise en 56 avant Jésus-Christ, par les troupes de César. La cité d'Alet ou Aleth est entourée au IVème siècle de remparts et devient au Vème siècle, le siège de la préfecture de la légion de Mars, dont la division militaire dépend de la légion du Martenses. On prétend que l'Ile Harbour aurait été le port primitif d'Aleth. 

Le rocher (appelé Canalchius) sur lequel est construite la ville de Saint-Malo était inhabité jusqu'au VIème siècle. Un ermite du nom de Aaron y construisit à cette époque un ermitage. Vers le milieu du VIème siècle, le gallois Maclow (ou Mac Law) ou Malo, débarque sur le rocher d'Aaron où il est reçut par Aaron. Saint Malo se consacre alors à la prédication et sera nommé plus tard évêque d'Aleth (Saint-Servan). Saint Gurval, successeur de Saint Malo comme évêque d'Aleth, érige, dit-on, sur le rocher une église en l'honneur de son prédécesseur. Cette église, incendiée par les lieutenants de Charlemagne en 811, est relevée, croit-on, en 816 par l'évêque Hélocar sous le vocable du diacre saint Vincent d'Espagne, martyrisé sous Dioclétien en 304. Au milieu du IXème siècle, le roi Nominoë place le siège épiscopal à Aleth et délimite le diocèse appelé "Pagus Alethensis". Ruinée par les invasions normandes du Xème siècle, l'église est donnée en 1108 à l'abbaye bénédictine de Saint-Martin de Marmoutier en Touraine qui y fonde un prieuré. Jean de Châtillon, évêque de Saint-Malo (1144-1163), reprend possession de l'église, après de longues luttes, aux Bénédictins de Marmoutiers, puis il la reconstruit entièrement vers 1152 pour en faire une cathédrale et lui rend le nom de Saint-Malo. En 1146-1152, l'évêque Jean de Châtillon transfert le siège épiscopal (auparavant fixé à Alet) à Saint-Malo-de-l'Isle (sur le rocher d'Aaron). Ce transfert est à l'origine de la fondation de l'agglomération actuelle qui comprend aussi l'ancienne paroisse de Saint-Servan. A cette époque la ville est dominée par l'autorité ecclésiastique. Cependant depuis le début du XIIIème siècle, Saint-Malo ne cesse d'être convoitée par les ducs de Bretagne. 

On attribue, sans preuve, à Jean de Châtillon la construction de l'enceinte primitive de la ville de Saint-Malo qui couvre environ 16 hectares. Ce périmètre reste le même jusqu'au début du XVIIIème siècle. On se contente de réparer les remparts en 1464 et de construire de nouveaux ouvrages de fortifications : la tour du Petit Donjon et le Château-Gaillard édifiés en 1395 par le roi Charles VI. La ville close de Saint-Malo subit des accroissements successifs dès le XVIIIème siècle :
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l'accroissement du Fief (1708-1710) fait sous la direction de Garangeau, élève de Vauban ;
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l'accroissement effectué en 1714, au sud de la ville de Saint-Malo. La tour Mouillée, la poterne Brevet, la tour Battue et le fort Collifichet sont alors supprimés. L'éperon Saint-Louis, démoli en 1835, est alors édifié ;
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l'accroissement de 1721 qui va permettre de relier le bastion Saint-Louis à la Grand'Porte. Le bastion Saint-Louis est édifié en partie en 1414 et en partie en 1721. Il est d'abord surnommé Bastion Saint-François à cause du voisinage du couvent de Saint-François, puis en 1794, Bastion de la Vigilance ou de l'Egalité ;
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l'accroissement de 1737 qui permet de relier le Fort à la porte Saint-Thomas ;
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l'accroissement de 1855 à 1864 qui permet de rectifier la courtine qui relie la tour de Bidouane au Fort la Reine ;

Henri III d'Angleterre débarque à Saint-Malo en 1230 pour assister le duc Pierre Mauclerc dans ses luttes contre le roi Louis IX. En 1308, les bourgeois de Saint-Malo, réunis au Grand Bey, instituent une "Commune" qui dure peu de temps. En 1373, une flotte anglaise, commandée par le comte de Salisbury, amène à Saint-Malo une armée de 4 000 hommes au nom du duc Jean IV. Du Guesclin les force à abandonner Saint-Malo. En 1378 (d'août à novembre), Saint-Malo subit le siège des Anglais conduit par le duc de Lancastre, pour le compte de Jean IV. Bertrand du Guesclin vient au secours de la ville de Saint-Malo avec une armée franco-bretonne forte de 10 000 hommes et s'établit à Saint-Servan et sur la Cité. Du Guesclin était encore à Saint-Malo lors du débarquement du duc Jean IV en 1379. Le duc Jean IV bloque de nouveau Saint-Malo de 1382 à 1384. La ville est reprise le 10 octobre 1387 par les partisans du connétable de Clisson. Jean IV bloque à nouveau Saint-Malo en 1393. En 1394, par une bulle datée du 4 juin 1394 et ratifiée dans la Cathédrale les 19 et 20 juin 1395, la ville de Saint-Malo est cédée par le Pape Clément VII au Roi de France Charles VI et devient une enclave française en terre bretonne. En 1395, le roi de France Charles VI accorde à Saint-Malo le statut de port franc et fait construire le château-Gaillard qui est démoli entre 1573 et 1592. Saint-Malo est rattaché au duché de Bretagne en 1424. En 1487, 1 500 Flamands envoyés par Maximilien d'Autriche, le futur fiancé de la duchesse Anne, débarquent à Saint-Malo en 1487 pour secourir Nantes que les Français assiègent. En 1488, Saint-Malo subit l'assaut des troupes françaises de Louis de La Trémoille (au nom du roi Charles VIII). C'est à Saint-Malo que Jacques Cartier s'embarque pour le Canada en 1534, 1535 et 1541. La ville de Saint-Malo embrasse le parti de la Ligue pendant les guerres de Religion.

Du 26 au 29 novembre 1693, une flotte anglaise bombarde Saint-Malo : l'Anglais Bambow envoie un navire (une machine infernal) bourré de bombes et d'explosifs se fracasser sur les murailles de la ville de Saint-Malo. Le navire s'échoue sur un rocher voisin, le Gros-Malo. Du 14 au 18 juillet 1695, la ville de Saint-Malo supporte un nouveau bombardement de la part d'une flotte anglo-hollandaise de 75 navires commandée par l'amiral Lord Berkeley. Le 5 juin 1758, la ville de Saint-Malo subit une attaque de l'armée anglaise du duc de Malborough qui débarque à Cancale à la tête de 15 000 hommes pour prendre Saint-Malo à revers mais doit vite déchanter. Le 5 septembre 1758, les Anglais débarquent à la Garde Guérin en Saint-Briac, sous les ordres du Général Bligh : sa défaite à Saint-Cast sonne comme une débâcle. Pendant la Révolution, Saint-Malo devient Port-Malo. La ville de Saint-Malo est en grande partie détruite en août 1944 : occupée par la garnison allemande du colonel Von Aulok, la ville de Saint-Malo est bombardée par l'armée américaine le 6 août 1944. Le 14 août 1944, la garnison allemande du château de Saint-Malo se rend. Le 17 août 1944, c'est au tour de la presqu'île de la Cité et, le 2 septembre 1944, l'île de Cézembre est libérée.

L'abbaye de Saint-Jacut possède des biens à Saint-Malo, à savoir "l'abbaye de Saint-Jacut" ou "la Court de Saint-Jacut", une immense maison et "n'ayant de quoy la rebâtir, les moines la donnèrent à un bourgeois de Saint-Malo pour la remettre en estat, à condition de payer 6 livres par an, à la foire de Dinan, rendues au monastère. Ce bail fut faict l'an 1535".  

En 1616, est édifié le monastère des Bénédictines sur les ruines de l'ancienne forteresse de Château-Gaillard démolie en 1573. En 1661, un incendie détruit une grande partie de la ville. Au XVIIème et XVIIIème siècle, Saint-Malo se classe parmi les trois premiers ports de France par le nombre de ses navires armés. La ville de Saint-Malo est érigée en chef-lieu de district en 1790 et en chef-lieu d'arrondissement en l'an VIII.

L'évêché de Saint-Malo occupait jadis l'emplacement de l'hôtel de ville actuel, du Tribunal et de la Sous-Préfecture, la place Duguay-Trouin et une partie des rues Sainte-Anne et Saint-Benoît. Il comprenait une chapelle, une tour, un colombier, une galerie, un auditoire et une prison. On y installa en 1793 le Corps Municipal et en 1800 la Sous-Préfecture. Les communes de Paramé et de Saint-Servan-sur-Mer sont rattachées à la commune de Saint-Malo en 1967.

Nota : le pays situé entre la Rance et la baie du Mont-Saint-Michel est connu sous le nom de Clos Poulet (des mots Plou et Aleth : pays d'Aleth). Il se compose des communes de Saint-Malo, Saint-Servan-sur-Mer, Paramé, Saint-Coulomb, Cancale, Saint-Père-Marc-en-Poulet, Saint-Jouan-des-Guérets et d'une partie de celles de Saint-Méloir-des-Ondes, La Gouesnière et Châteauneuf-d'Ille-et-Vilaine. Le territoire d'Alet (Aleth) ou Poualet (Poulet) comptait à la Révolution 11 paroisses auxquelles s'ajoutaient deux enclaves de Dol : Saint-Coulomb et Saint-Ideuc.

L'île de Césembre aurait été occupée en 550 par une école monastique dont le chef était Festivus. Saint-Malo y séjourne quelques mois au milieu du VIème siècle avant de se rendre à Aleth. Césembre est occupée par des ermites jusqu'au début du XVème siècle. Les Cordeliers de l'Observance Y fondent un couvent en 1469. Les rois François Ier et Charles IX visitent ce couvent en 1518 et en 1570. Il est dévasté par les Anglais en 1544. Les Cordeliers sont remplacés en 1612 par des Récollets. Le couvent est à nouveau pillé par les Anglais en 1693. On comptait jadis dans l'île quatre chapelles : au nord celle de Saint-Michel, à l'est celle de Saint-Sauveur, au sud celle de Notre-Dame, et à l'ouest celle de Saint-Joseph.

L'île de Conchée est fortifiée par Vauban de 1692 à 1695 et déclassée en 1889. On y voyait jadis une chapelle. Les Anglais y débarquent en 1693. Le fort National est édifié par Garangeau en 1689 sur le rocher de l'Islet et terminé en 1743. On y voyait autrefois le phare appelé le Pharillon et la Croix des Ardrés ou des Ardrillés, au pied de laquelle se dressaient jusqu'en 1685 les bois patibulaires à quatre pots de la juridiction épiscopale. Le mur de fusillade (situé devant le fort au sud) date de 1849. Le fort est déclassé en 1889 et a porté successivement les noms de fort Royal, fort Républicain ou des Islets, fort Impérial et fort National.

Saint-Malo a vu naître plusieurs hommes illustres : Jacques Cartier (1494-1554), René Duguay-Trouin (1673-1736), Porcon de la Barbinais (1639-1681), Mahé de la Bourdonnais (1699-1753), Pierre de Maupertuis (1698-1759), Offray de La Mettrie (1709-1751), André Desilles (1767-1790), René de Chateaubriand (1768-1848), François Broussais (1772-1838), Robert Surcouf (1773-1827), Félicité de Lamennais (1782-1854). 

Le plus ancien site balnéaire prend forme sur la plage de l'Eventail, au pied des remparts de la ville close. La clientèle parisienne afflue par le chemin de fer qui atteint Saint-Malo en 1864.

 

PATRIMOINE de SAINT-MALO

les vestiges de l'ancienne cathédrale Saint-Pierre (IX-XIème siècle), située dans la presqu'île de la cité d'Alet et érigée, semble-t-il, à l'emplacement d'une ancienne chapelle datant du VIème siècle. Les ruines de la cathédrale Saint-Pierre rappellent qu'Alet, la cité gallo-romaine, était siège épiscopal avant le transfert de celui-ci à Saint-Malo après 1145. L'église est incendiée plusieurs fois au VIIIème siècle par les troupes de Charlemagne, et au Xème siècle, par les Normands. Les vestiges sont ceux d'un édifice à bas-côté et deux absides opposées datant de la seconde moitié du Xème siècle. Suite au déplacement du siège épiscopal, l'église est abandonnée puis détruite au XIIIème siècle. Elle est aménagée en chapelle au XVIIème siècle, sous l'appellation chapelle Saint-Pierre. Les fouilles ont permis de mettre à jour les substructions d'une église du IXème siècle et d'un bâtiment du IVème siècle ; 

la cathédrale Saint-Vincent (XIII-XV-XVII-XVIIIème siècle). L'église Saint-Vincent est la cathédrale de Saint-Malo jusqu'à la suppression du siège épiscopal en 1790. La nef date du XIIème siècle : elle renferme trois travées et présente six gros piliers rectangulaires qui ont été attribués à l'église du IXème siècle (mais ils datent probablement du XIIème siècle). Ces piliers sont accostés de colonnettes engagées que surmontent des chapiteaux romans : les colonnettes ont été attribuées aux réfections de Jean de Châtillon au XIIème siècle. La chaire date du XVIIIème siècle. Le portail date de 1595-1607. L'église se compose d'une nef avec deux collatéraux (XIIème siècle), d'un transept et d'un choeur (XIII-XIVème siècle) à chevet droit entouré d'un déambulatoire. La grande rose du chevet, détruite en 1693, a été remplacée tout d'abord par trois baies en plein-cintre en 1717, puis par un fenestrage néogothique en 1855 et enfin par une nouvelle rose en 1968. En 1595, l'architecte Thomas Poussin entreprend une extension de la nef et du transept. Le bras collatéral et chapelles situés au nord sont achevés en 1607. Le bras sud du transept est agrandi vers 1630. La chapelle paroissiale est greffée en 1718-1719 au collatéral sud du XVème siècle. Le premier étage de la tour commencée en 1422 ("le lundy jour de sainte Marguerite 1422 on a commencé le bastiment de la tour et pinacle de Léglise") reçoit vers 1730 un second étage couvert d'un dôme. Le second étage de la tour est entièrement repris en 1859 et le dôme est alors remplacé par une flèche néogothique entièrement détruite en 1944 et à nouveau remplacée en 1971 par une autre flèche plus élancée que la précédente. La façade ouest de la nef est plaquée d'un décor néoclassique, oeuvre de l'architecte Robert Verron, en 1772-1773. La façade du collatéral sud est percée d'une porte en 1850. Derrière le choeur se trouvent cinq chapelles sans profondeur.
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Façade Ouest : la partie centrale de l'église est de style pseudo-grec et date de 1772-1773. L'aile nord dite aile Saint-Côme est construite de 1593 à 1607. L'aile sud dite aile Saint-Julien (1461-1486) possède une porte appelée Porte de Velours qui date de 1851 ;
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Façade Nord : L'aile Saint-Côme est l'oeuvre de l'architecte Thomas Poussin (1593-1607). Le croisillon nord du transept contient sur sa face ouest la fontaine Saint-Jean ou Saint-Côme, refaite en 1719. Les trois chapelles du déambulatoire nord, dont l'une n'est achevée qu'en 1713, datent du XVI-XVIIème siècle : la chapelle Notre-Dame de la Délivrance ou de Port de Salut (1530), la chapelle Notre-Dame (1560), la chapelle Saint-Denis, du Théologat ou de l'Ascension (1600). Une des chapelles avait été affectée à l'origine à la Confrérie des Hommes Blancs. Une fenêtre en arc brisé date du XIVème siècle ;
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Façade Est : le chevet de l'église contient trois baies en arc brisé qui en occupent toute la largeur ;
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Façade Sud : le croisillon du transept date de 1623 et présente quatre fenêtres. La face sud de la nef renferme trois pignons dissimulés en partie par une chapelle à pans coupés qui date de 1718. La tour, dont la construction remonte au XIIème siècle et qui est exhaussée en 1422, surmonte la croisée du transept. Sa flèche date de 1859-1861 ; 
Les stalles et la chaire à prêcher datent du XVIIIème siècle. Le gisant date du XIIIème siècle. L'ancienne cuve baptismale date du XIIème siècle.
Le baptistère à baldaquin date du début du XIXème siècle. La statue en bois de "Notre-Dame de la Croix du Fief" date du XVIIème siècle. La statue de "Notre-Dame de la Consolation" date de 1689. Les statues de la Foi, de saint Maur et de saint Benoît, oeuvres de Francesco Schiaffino et provenant de l'ancienne église des bénédictins, datent de 1743. Les vitraux du choeur et du transept, oeuvre de Jean le Moal et Bernard Allain, datent de 1920 ;

Note : le 11 mars 1431, furent présentées au chapitre les bulles du pape portant la promotion de Guillaume de Montfort évêque de Saint-Malo, à la dignité de Cardinal sous le nom de saint Anastase. Le 23 janvier 1434, Pierre de Belouan est en charge de la garde des murailles. Le 13 janvier 1438, on commence les orgues. Le 10 juillet 1497, Jacques Cardinal "papiensis" est reçu archidiacre de Dinan suite au décès de Josselin Ruffier. La chapelle du Boyer est fermée en février 1484. Le 1er février 1491 "Pierre de Laval archevêque et duc de Rheins commandateur perpetuel de Lévèché de Saint-Malo confirme les officiers de la ville qui sont : Bertran Martin receveur, Jean May controlleur, Pierre Picot miseur, Allain Barbier, Ollivier du Tertre, Henry Bastar de Treal et Guillaume Amiot portiers. Nam (?) Lucas, Roulet de Lourme, Perrot le Fort et Bertelot Blanche, chevalliers, et Guillneamin Gauire cannonier". Le 9 juillet 1494, "Lettres du roy du 17 juin portant octrois de lever 300 l. par leurs députés Bertan Martin et Richard Cheville le jour de saint Jan pour convertir en aumônes". Le 27 avril 1498, Jean archevêque de Tarse est reçu archidiacre de Dinan. Le 27 mai 1583 "Jan Grout Villesnouveaux a fait don de deux chandeliers de cuivre pour être mis au devant l'autel du choeur"

le cloître de la cathédrale Saint-Vincent (XIIème siècle), occupé par des chanoines jusqu'au XIVème siècle (date de sa sécularisation en 1319). Les chanoines occupèrent ensuite des maisons situées dans le Pourpris. Le Pourpris était clos au milieu du XVIIème siècle et comprenait plusieurs maisons dont la Maison du Doyenné, celle de la Psallette, de la Pénitence et de la Théologale ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Grande-Puissance construite en 1541 par des Récollets venus de Césembre et détruite en partie en 1792. Elle est aujourd'hui sécularisée. Les marins y portaient de nombreux ex-votos. La Montée, le Corps de Garde et la tour Notre-Dame, situés à côté, en rappellent le souvenir ;

l'église Saint-Michel de Rothéneuf (1866-1958) ;

l'église Notre-Dame-des-Grèves (1872-1937). Elle est, semble-t-il, encore appelée l'église de Rocabey et remplace l'ancienne Chapelle Notre-Dame des Anges ou du Marais qui datait de 1724. Près d'elle, se trouve le cimetière (1779) appelé longtemps le Cimetière des Marais ou Clos à Pihuit ;

l'église Sainte-Croix (XVIIIème siècle), remaniée en 1840. Elle se situe à l'emplacement de l'ancienne église qui datait du XVIème et XVIIème siècles. Commencée en 1715 sur un projet d'Amédée François Frézier (ingénieur du roi), l'église est complétée dès 1716 par l'architecte malouin Jean Datour sous le contrôle de l'ingénieur Siméon Garangeau et ouverte au culte à partir de 1743. La façade à portique et la tour sont ajoutés entre 1833 et 1840 sur les plans de l'architecte Julien Leclair de Saint-Servan. Le décor intérieur date du XIXème siècle. Le lutrin date de 1804. L'orgue de Cavaillé-Coll. date de 1885. Les peintures, oeuvre de Louis Duveau, datent de 1854-1855. La chaire à prêcher, oeuvre des frères Valentin, date de 1859 ;

l'église Saint-Ideuc (1721) ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Lorette (1715-1725) ;

la chapelle Saint-Louis-des-Capucins, fondée en 1612 ;

la chapelle Saint-Aaron (1621). Elle occupe l'endroit même où vécut et fut inhumé l'ermite saint Aaron. On aurait édifié dans la seconde moitié du VIème siècle un oratoire que les Franks détruisent en 811. Une chapelle y est construite le 7 janvier 1431 ("le lundi 7 janvier La chapelle de St-Aaron l'an 1431 fut bastie") et réédifiée de 1619 à 1621. Les Jésuites de Rennes occupent la chapelle de 1631 à 1764. Les fours banaux sont transportés près d'elle en 1605 ;

la chapelle Saint-Joseph (1875), édifiée sur les plans du chanoine Joseph Brune ; 

l'ancien couvent de la Victoire ou Notre-Dame-de-la-Victoire (en 1616), fondé par quatre pieuses dames et donné par elles aux Bénédictines. Ce couvent aurait été construit, dit-on, avec les matériaux du Château-Gaillard. Il est transformé en caserne en 1795 et sert de prison pour les femmes durant la Révolution. La clef de voûte du portail porte la date de 1710 ;

l'ancien couvent Saint-François (1618) situé 9, rue des Vieux-Remparts. Les Récollets de Césembre obtiennent en 1618 l'autorisation de s'établir dans une maison, transformée en un couvent en 1642. Les bâtiments conventuels deviennent un magasin à fourrages puis une caserne en 1795. L'ensemble formait encore récemment la Caserne Saint-François ;

l'ancien couvent de Sainte-Anne (1619-1622), située jadis au n° 3 de la rue Sainte-Anne et fondée par trois malouines pour l'instruction des jeunes filles pauvres. Ce couvent est confié peu de temps après sa fondation aux Ursulines qui en sont chassées en 1792 ;

l'ancien couvent de Saint-Benoît, situé jadis au n° 21 de la rue Saint-Benoît. Des Bénédictins Anglais viennent se fixer en 1611 à Clairmont en Paramé et obtiennent de l'évêque en 1616 l'autorisation de construire ce couvent qu'ils vendent en 1668 aux Bénédictins de Saint-Maur. Les moines sont chassés du couvent en 1790. Les bâtiments conventuels sont au sud-ouest de la chapelle. La Municipalité s'y transporte de 1790 à 1791. Ils deviennent caserne en 1794, magasins à fourrages en 1797, magasins de vivres en 1805 et servent d'entrepôt de tabacs depuis 1811 ; 

l'ancien couvent des Moines Rouges, situé au n° 12 rue Jean-de-Chatillon. Il est probable que cette maison était seulement une possession de l'ordre des Moines Rouges ;

la chapelle de l'ancien couvent Notre-Dame-de-la-Victoire (1622). Elle est aujourd'hui sécularisée. Cette chapelle est accostée au nord d'une tour carrée sans clocher ;

la chapelle Saint-Sauveur (1738-1743). La première chapelle, édifiée en 1607 par Thomas Poussin, était orientée est-ouest : elle possédait trois autels dans le choeur et six chapelles latérales. Cette chapelle primitive menaçait ruine dès 1714, et une nouvelle chapelle est construite sur les plans de l'ingénieur Siméon Garangeau (1738-1743), suivant une direction nord-sud, et achevée en 1742 par l'architecte Michel Marion. La nouvelle chapelle se compose d'une nef avec une abside à pans coupés et deux rangées de chapelles latérales. A l'intérieur, la nef est divisée en quatre travées et accostée de chaque côté de trois chapelles. Sous la chapelle s'étend une crypte dans laquelle on inhumait jadis les chapelains de l'Hôtel-Dieu. La chapelle est convertie en magasin à fourrages durant la Révolution et sert de prison pour les troupes royalistes après leur défaite de Granville en 1793. L'intérieur de la chapelle est complètement incendiée en 1944 ;

la chapelle de l'ancien couvent Saint-Benoît (1626-1637), aujourd'hui sécularisée et située au n° 5 rue Saint-Benoît. L'église des bénédictins est commencée en 1626. Elle comprenait une nef et deux rangées de chapelles latérales : l'abside est demi-circulaire. Il ne subsiste plus que les faces nord et sud de la nef et du transept intégrées depuis 1957 dans le palais de justice ;

la chapelle de l'ancien couvent Saint-François. L'arcade date de 1719. La chapelle est transformée en Temple de la Raison et en club en 1793 ;

la chapelle (1713-1724) de l'ancien hôpital général Saint-Yves (Hôpital Broussais), édifiée par Siméon Garangeau ;

la croix de Mi-Grève (XVI-XVIIIème siècle). Sa base (XVIème siècle) en granit de la Colombière (près les Ebihens) est un simple tronc de pyramide qui porte sur l'une de ses faces, les armes de l'Insigne-Chapitre malouin : "d'azur au navire d'or aux voiles éployées de même", et sur l'autre les armes de la seigneurie du Plessis-Bertrand : "d'argent à l'aigle éployée de sable membrée et becquetée de gueules". La croix en granit de Chaussey est cylindrique. A moitié de sa hauteur, elle s'élargit en une moulure qui supporte deux écussons jadis gravés des mêmes armes que sa base, et entre lesquels vient comme s'emmancher la croix proprement dite (XVIIIème siècle). Le socle mesure 0m55 et la croix 1m45. A signaler qu'avant 1850, la croix de Mi-Grève se dressait sur les dunes, à quelque distance de son emplacement actuel. Lors de sa restauration et de sa réédification, on tourna vers le Nord, au lieu de l'Ouest, l'écusson du Chapitre, et vers le Sud, au lieu de l'Est, celui du Comté du Plessis-Bertrand ;

l'ancienne croix du Fief, qui disparut à la Révolution. La croix se dressait jadis, en dehors des murs et dans le port, sur un îlot de pierres brutes qui lui servait de piédestal. Elle était l'intersigne de la juridiction de la seigneurie commune de l'Evêque et du Chapitre de Saint-Malo. C'est au pied de cette croix, "que tous les trois mois, les gens de la prévôté ecclésiastique venaient avertir, à son de trompe, après le dernier coup de l'Angelus de midi, tous les tenanciers en rôture de l'évêque et du chapitre, d'avoir à payer leurs redevances sous les trois jours, si mieux n'aimaient voir leurs meubles vendus et leurs personnes emprisonnées, pour encourir le bannissement, non seulement de la ville, mais aussi de tout le territoire relevant de la juridiction ecclésiastique" (E. Herpin). C'est aussi à la croix du Fief que "le Mercredi-Saint de chaque année, le grand chanoine pénitencier, accompagné de son chapelain, de son enfant de choeur et de quatre massiers, se rendait, en habit de choeur, publier l'ordonnance qui prescrivait à tous les Juifs et païens, sous peine du hart et du fouet, de déguerpir avant le premier son de l'Angelus, avec défense de rentrer avant le mercredi de Pâques à midi" (E. Herpin) ;

l'ancien Christ de la Grand-Port, aujourd'hui disparu. En face de la Grand-Porte, dit M. Harvut, sur le Ravelin, était élevé, depuis 1565, un grand et magnifique Christ en bronze, qui disparut à la Révolution. En effet "le 21 mai 1656, on avait élevé, au-dessus des tours et en dehors de la Grand-Porte un Christ en bronze qui exista en ce lieu jusqu'au 25 février 1794, époque où, d'ordre du district, il fut envoyé à la fonderie du citoyen Duhamel, ingénieur de la marine. La date de son érection (1656) en lettres d'or était à ses pieds sans aucune inscription, sur une seule pierre qui fut enlevée en 1842, pour faire place aux travaux qui se faisaient alors en cette partie-là" (M. Maigné) ; 

l'ancienne croix de l'Islet, aujourd'hui disparue. Avant qu'on y construisit le Fort Royal et même avant la construction de l'ancienne batterie, on voyait sur cette île, une tourelle, les fourches patibulaires à quatre piliers de la seigneurie malouine et "une petite croix de pierre devant laquelle venaient s'agenouiller les criminels avant de passer entre les mains du bourreau" ;

la croix du Sillon. Son érection remonte à l'année 1735, lorsque les fureurs de la mer, en 1733 et 1735, eurent obligé à reconstruire et à prolonger les murs de revêtement du Sillon. Elle est située à deux cents mètres de la Porte Saint-Vincent. Ce fut d'abord une simple croix de bois, que remplaça, en 1768, une croix de pierre. Celle-ci disparut à la Révolution. On l'a réédifiée en 1816. Monolithe octogonal de granit, de trois mètres de haut, elle se dresse sur une base carrée qui repose elle-même sur une sorte d'éperon triangulaire ;

la croix double du Sillon. Il s'agit d'une toute petite croix gravée en creux dans le parapet du Sillon, cent mètres plus loin que la croix de pierre. Longtemps le peuple a cru qu'elle marquait le lieu où Mgr des Laurents fut frappé de mort subite en 1785 ;

le calvaire de la Mission (Notre-Dame-Auxiliatrice - Rocabey). Il est érigé, sur le sillon, à un kilomètre environ de la Porte Saint-Vincent, à l'occasion d'une Mission, qui est donnée aux Malouins, au mois de février 1774. L'inauguration a lieu le 25 mars 1774 et la bénédiction est donnée par l'un des Grands Vicaires de l'Evêque de Saint-Brieuc. Il est détruit sous la Révolution et n'est relevé que sous la Restauration. A la fin d'une Mission, donnée à Saint-Malo, le 19 décembre 1817, on dresse, sur son emplacement une croix de bois peinte en vert, avec un Christ en bois. Le calvaire actuel (1854) est l'oeuvre du curé M. Huchet. Au sommet d'un monticule de 3m10 de hauteur, s'élève un stylobate haut de 2m25 dont le centre forme l'avant corps. Au-dessus, s'élèvent trois piédestaux de 1m75 qui supportent la croix et la statue de la Mère de Douleurs et de saint Jean. Les trois statues sont de métal. La croix est ornée de boules à ses extrémités, elle mesure 6m75. Ce qui donne au monument une hauteur totale de 13m55 au dessus du sol de la route. Une inscription se déroule sous la croix. L'inauguration du calvaire actuel a lieu le 9 mars 1855. En 1896, on dote le calvaire d'une clôture (mur bâti aux frais de la paroisse de Notre-Dame-Auxiliatrice, et grille édifiée aux frais de celle de Saint-Malo) ;

la croix de l'Espérance (1875), située au tournant du Chemin-Pavé. Il s'agit d'une simple croix octogonale, haute de 1m90. A sa base, se développent quelques moulures, puis une assise rectangulaire de 0m10, enfin un socle, de même forme de 0m60 qui repose sur un degré. On lit ces simples mots : "Espérance Jubilé 1875" ;

la croix du bourg de Rothéneuf (XIVème ou XVème siècle). Il s'agit d'une croix de pierre, qui semble être de granit de Kersanton. Ronde et mince, elle se termine, à la tête et au bras par des boules, au bas par une sorte de fleur stylisée, d'où la croix semble sortir. Le Christ, très moyen-âgeux, est couronné d'épines. Au dessus de lui, sur une tablette inclinée, le titre INRI. Elle est appliquée sur une croix en bois, plantée elle-même dans un socle de granit qui est un cube carré, orné, au bord de son sommet, d'une moulure en forme de talon et qui porte gravée la date : 25 octobre 1816. On raconte que cette croix fut, en effet, trouvée en 1816, dans un champ appelé "le Champ des Veuves" ou "le Champ des Brues", et situé à l'Ouest de la chapelle frairienne de Saint-Michel-des-Sablons. On remplaça ensuite ce vieux calvaire par un autre neuf. L'ancien se trouve aujourd'hui, au Sud du portail de l'église de la paroisse de Rothéneuf ;

la croix de la chapelle Saint-Michel de Rothéneuf (XVIIème siècle, semble-t-il). Elle est ronde. Sa hauteur est de 1,60 mètre et ses bras mesurent 0,30 mètre. Sa base, carrée près du sol et ornée de moulures, se mue en un tronc de pyramide haut de 0,50 mètre dont les quatre angles sont coupés en biseau léger, et portèrent jadis quatre têtes, dont seules subsistent celles du Nord-Est et du Sud-Est ;

le château (XV-XVIIIème siècle), édifié par les ducs de Bretagne. Ses parties les plus anciennes sont la courtine ouest (qui relie les tours La Générale et Quic-en-Groigne), la tour Carrée et le Petit ou Vieux Donjon qui dépendent de l'enceinte primitive de la ville de Saint-Malo. Le château est commencé en 1424 par le duc Jean V qui édifie le donjon central. Le duc François II édifie la tour La Générale (1474) et la duchesse Anne, sa fille, édifie la tour Quic-en-Groigne ou Guic-en-Groigne (1498-1501) sous la direction de Jehan Ligier venu de Nantes, avec l'assentiment du pape Alexandre VI. D'après un inventaire de l'artillerie de 1495, le château ne comprenait alors qu'une basse-cour située au-devant des anciens fossés de la ville vers le Sillon et la courtine reliant les tours occidentales. La construction se poursuit sous la direction des maîtres d'oeuvre Robert Mellet, en 1508, et Guichart, jusqu'en 1550-1560, par les deux tours orientales des Dames et des Moulins. En 1564, on élève le Cavalier des Champs-Vauvert. Les tours de la Grand'Porte sont reconstruites de 1582 à 1583. Un éperon est établi de 1598 à 1599 au pied de la tour Mouillée. La tour de la Cloche est reconstruite en 1652 et reçoit alors le nom de tour de Bidouane. Le duc de Chaulnes fait élever le bastion de la Hollande en 1674. Le Fort la Reine date de 1694 et a été exhaussé en 1758. Ce château est occupé par l'armée jusqu'en 1921 et durant la Seconde Guerre Mondiale ; 

le château du Bos (1717), édifié à l'emplacement d'un ancien manoir du XVIème siècle ;

le château de la Chipaudière (1710-1720) ;

le château de la Briantais (XIXème siècle), édifié à l'emplacement d'un ancien manoir daté de 1666, propriété de la famille Picot en 1770. A partir de 1888, le nouveau château est la propriété de la famille La Chambre. Ce château est acquis par la ville en 1999 ;

l'ancienne caserne (XVII-XVIIIème siècle), située à l'intérieur du château et construite par Vauban ;

la maison de la duchesse Anne (XV-XVIème siècle), située au n° 2 de La Cour La  Houssaye. Elle était encore appelée la Maison du Cheval Blanc. La duchesse Anne y aurait logé lorsqu'elle vint surveiller les travaux du Château. Catherine de Médicis l'aurait aussi habitée en 1570 ;

le manoir de Limoëlou (XVIème siècle). Jacques Cartier y meurt le 1er septembre 1557 ;

l'ancien presbytère (1737), oeuvre de l'architecte Robert Verron  et situé au n° 2 place Monseigneur-Juhel ;

la maison internationale des poètes et des écrivains (XVI-XVIIème siècle) ;

l'immeuble (1600) situé au n° 2, rue des Cordiers ;

l'immeuble (1615) situé au n° 2, rue des Grands-Degrés ;

l'immeuble (1641) situé au n° 9, rue des Petits-Degrés ;

l'immeuble (XVIIème siècle) situé au n° 2, rue Boursaint ;

l'immeuble (1719) situé au n° 10, rue de la Herse ;

le Grand Hôtel (1883) ;

l'hôtel ou Maison du Gouverneur (1620), situé au n° 19 rue de la Fosse et ancienne propriété de la famille le Gouverneur citée à Saint-Malo à partir de la fin du XVème siècle ;

l'hôtel de la Verderie (1637) ;

l'hôtel de la Gicquelais ou de la Giclais (1640), situé au n° 3 rue Chateaubriand. Il s'agit de la maison natale de Chateaubriand (4 septembre 1768) ;

le Petit Hôtel (1676), situé au n° 11 rue du Pélicot. La porte date de 1676 ;

l'hôtel André Désilles (XVIIème siècle), situé au n° 2, rue André Desilles. Les façades datent du premier tiers du XVIIème siècle. Cette demeure est probablement construite pour Jean Gravé de Launay (trésorier général des finances), peu après son mariage en 1628. Propriété de Jean Gravé (en 1636), Julien Eon (en 1669), Pierre Picot (en 1696). On y trouve un puits du XVIIème siècle ;

l'hôtel de la Bertaudière (XVIIème siècle) ;

l'hôtel (1673) situé au n° 10, cour de La Houssaye ;

l'hôtel du Pélican (1714) ;

l'hôtel Trublet de Nermont (1724) ;

l'hôtel du Vieux-Pélican (1723) ;

l'hôtel Banchereau (1725) ;

l'hôtel de Brevet (1725) ;

l'hôtel Baude (1727) ;

l'hôtel Breget (vers 1730), édifié par Olive Mallet ;

l'hôtel Buisson de la Vigne (XVIIIème siècle), édifié par Pierre Buisson ;

l'hôtel Beaugeard (XVIIIème siècle), situé au n° 1 de la rue Saint-Philippe. Ancienne propriété de Robert Surcouf (1773-1827);

l'hôtel d'Asfeld (1724), situé au n° 5 rue d'Asfeld. Il s'agit de l'ancien hôtel Magon de la Lande, édifié par Alain le Breton en 1724 pour l'armateur François Auguste Magon de La Lande. Propriété de la famille Nouail de la Villegilles (en 1787). Il sert de prison pour les femmes en 1793 ;

l'hôtel (1698), situé au n° 2 rue du Collège et construit pour le comte de La Haye de Plouër ;

l'hôtel des Postes, situé place des Frères Lamennais. Cet édifice est construit en 1928 par Yves Hémar ;

La Caisse d'Epargne, située place Brevet et construit en 1903 par Bénard ;

la Banque de France (1724), située au n° 7 rue d'Asfeld et construite, à l'origine, pour Joseph Michel Trublet de Nermont ;

l'ancienne prison (1710) ;

la maison (XVIIème siècle) située au n° 6, rue Robert-Surcouf ;

la maison (1674) située aux n° 83-85, rue Georges-Clémenceau ;

la maison (1686), située au n° 2, rue Jean XXIII ;

les maisons (XVIIIème siècle) situées aux n° 3-5, rue Saint-Philippe ; 

la maison (XVIIIème siècle) située au n° 7, rue des Grands-Degrés ;

la maison (1727), située au n° 2 rue d'Asfeld et construite par l'architecte Michel Marion ;

les maisons (XVIIIème siècle) situées aux n° 7-8-9 rue d'Orléans. La maison n° 7 est édifiée par Jolly en 1737. La maison n° 8 est édifiée par Jean-Pierre Padet (entre 1725 et 1734). La maison n°9 est édifiée par Bossinot ;

la maison (1776) située au n° 6, rue de Chartres ;

les maisons (XVIIème siècle), situées aux n° 1 et 4 rue Mahé-de-la-Bourdonnais ;

les maisons (XVIIème siècle), situées aux n° 5, 9 et 11 rue de Châteaubriand ;

les maisons (XVIIème siècle), situées aux n° 4, 6 et 8 de la Cour La Houssaye ;

les maisons (XVIIème siècle), situées aux n° 3, 5 et 9 rue du Pélicot ;

la malouinière (1720) du Puits-Sauvage, édifiée à l'emplacement d'un ancien manoir du XVème siècle. Propriété de la famille Puits-Sauvage (XVIème siècle) et Marion (au XVIIIème siècle) ;

la malouinière de la Ballue (XVIIIème siècle) ;

l'ancien Hôtel de Ville (1862-1869), édifié par Hippolyte Béziers-la-Fosse. Le terrain actuel de l'Hôtel-Dieu était occupé à l'origine par la Maison Commune et par le Sanitat. Après l'épidémie de peste de 1583, le Sanitat est transféré aux Talards et la Maison Commune à l'Abbaye Saint-Jean. On édifia aussi au Grand Talard, en 1583, une chapelle dédiée à Saint Roch et restaurée en 1697. Un hôtel-Dieu est construit sur l'emplacement de l'ancien Sanitat vers 1607-1612. Il reste peu de chose de cette construction qui a été en partie incendiée en 1700 et en 1745. Le Palais Episcopal devint l'Hôtel de Ville en 1791 ;

A signaler aussi :

le mur gallo-romain (IVème siècle), situé à la corniche de la cité d'Alet ;

les petits-murs (XIIème siècle, XIV-XVème siècle) ;

la tour Solidor (XIVème siècle), édifiée par le duc Jean IV de Bretagne entre 1364 et 1382. Solidor, composée de trois tours juxtaposées et ornées de mâchicoulis, abrite aujourd'hui le musée des Cap-Horniers. La toiture a été ajoutée lors de la restauration de 1884 ;

la tour Notre-Dame (XIVème siècle), surnommée tour du Bez ou Beys en 1495. Cette tour est percée en 1884 de la porte des Beys. Elle doit le nom de Notre-Dame à la chapelle Notre-Dame de Grande Puissance. La tour était aussi appelée la Decouvrance ;

la cale et l'embarcadère (XVIIème siècle) ;

le fort du Petit-Bé (XVII-XVIIIème siècle), situé sur l'îlot du Patit-Bé. Commencé en 1690 sur l'emplacement d'un fortin ;

le fort National ou Royal (XVII-XVIIIème siècle-1849), situé sur l'îlot l'Islet. Ce fort est construit de 1690 à 1743 sur les plans de Vauban et de Siméon Garangeau. Le mur de fusillade qui l'entoure partiellement ne date que de 1849 ;

l'échauguette du cavalier des Champs-Vauvert (1654) ;

la porte en bois sculpté (1652), située au n° 2, rue Mahé-de-la-Bourdonnais ;

le portail (fin du XVIIème - début du XVIIIème siècle), situé au n° 7, rue Mahé-de-la-Bourdonnais ;

le portail (XVIIIème siècle) situé au n° 2, rue Saint-Vincent ;

le portail (1710), situé au n° 2 rue de la Victoire. Il s'agit des restes déplacés et remontés du cloître du monastère des Bénédictines et ancienne chapelle Notre-Dame de la Victoire (1622) ;

le portail (XVIIIème siècle) situé au n° 8, rue Saint-Benoit ;

la porte (1670) située au n° 4, rue Chateaubriand ;

la porte de Dinan (1718). Cette porte remplace l'ancienne poterne Brevet. Elle est d'abord appelée Porte de la Marine ou Porte de la Mer ou Porte de l'Evêque. Elle est surnommée en 1794 la Porte de l'Egalité. Elle possédait en 1840 des douves et un pont-levis démolis de 1869 à 1871 ;

la porte Saint-Thomas (1737-1740). Il y eut successivement trois portes Saint-Thomas : la première (XIIème siècle) est l'entrée actuelle du Château, la seconde (1500) se trouvait entre la tour Quic-en-Groigne et le café Continental, la troisième (1737) est au nord de la même tour. Cette dernière reçut en 1794 le nom de Porte de la Montagne. Elle est dotée en 1848 de douves et d'un pont-levis qui ont été supprimés en 1869-1871 ;

la porte Saint-Pierre, ouverte en 1871 ;

la porte de Bon-Secours est ouverte en 1775, puis supprimée en 1871. Elle est encore surnommée en 1794, la porte de la Surveillance ;

la porte des Champ-Vauvert, ouverte en 1879 ; 

la porte Saint-Louis, ouverte en 1874 ;

le bastion du Fort La Reine ou du Cheval-Blanc (1694 et 1759) ;

la grande batterie Saint-Vincent (1708-1709) ;

la porte Saint-Vincent (1709-1890). Cette porte a remplacé la poterne de la Croix du Fief ou de la Blâtrerie. L'arcade située au nord est édifiée en 1709. L'arcade située au Sud date de 1890. Les armes de l'Empire y sont placées en 1807 et disparaissent en 1814. En 1717, la porte Saint-Vincent remplace la porte Saint-Thomas comme principale entrée de la ville de Saint-Malo. Elle reçoit en 1794 le nom de porte des Sans-Culottes. La porte Saint-Vincent possédait jadis un pont-levis et des douves supprimés de 1869 à 1871 ;

le bastion Saint-Philippe (1715-1718). Ce bastion porte le nom de Philippe d'Orléans. Il est d'abord appelé Bastion Saint-Michel , puis en 1794 Bastion de la Vaillance ou de la République ;

la tour Bidouane (XVème siècle-1652), encore surnommée la tour des Champs-Auvert. Elle est édifiée en partie en 1652. Ses merlons sont supprimés en 1749. La tour de Bidouane remplace la tour des Cloches qui servait comme elle de poudrière : elle a cessé d'être affectée à cet usage en 1889. De la tour Bidouane au fort de Reine, le mur d'enceinte date de 1855 à 1864 ;

la Grande-Porte (XVème siècle), restaurée aux XVIème et XVIIIème siècles. Cette porte semble datée du XVème siècle et a été reconstruite de 1582 à 1583 par les frères Desnos. Elle est surnommée en 1794 Porte de la Liberté. Une poterne, percée dans la tour nord, est datée de 1808. On établi en 1585 au-dessus de la porte un corps de garde qui est remplacé vers 1590 par un beffroi carré. On édifie devant la cale, en 1598, un éperon qui est transformé en 1644 en un ravelin ou demi-lune. Le ravelin est démoli vers 1840. Les pont-levis et les douves sont supprimés en 1869 ;

le fort de la cité d'Alet ou Aleth (1759-1761), modernisé en 1942 par l'organisation Todt dans le cadre des fortifications du mur de l'Atlantique. On y trouve aujourd'hui un Mémorial 1939-1945 ;

le Grand Donjon ou Donjon Central (1424). Il a été édifié en 1424 par le duc Jean V et l'architecte Jean Prévin, avec le consentement du pape, malgré les protestations de l'évêque Guillaume de Montfort et du peuple le 29 mai 1424. Il a 40 mètres de hauteur et présente un rez-de-chaussée et trois étages avec une seule salle par étage. Cette tour est l'actuel Grand-Donjon d'un nouveau château que le duc François II obtient d'édifier par bulle du 1er mai 1475 après s'être plaint au pape Sixte IV de l'infidélité des habitants. Le donjon sert de lieu de détention pour les prisonniers politiques au XVIIème et au XVIIIème siècles ;

la courtine de Chartres (1721-1723) ;

la courtine Saint-Thomas (1737-1744) ;

la courtine du Château-Gaillard (1855-1864) ;

le tombeau de Chateaubriand (1848), situé sur l'îlot du Grand-Bé ou Grand-Bey. Châteaubriand est inhumé au Grand Bey le 18 juillet 1848 près de l'emplacement de l'ancienne chapelle de Saint Ouen. C'est, semble-t-il, au Grand Bey que prit naissance la première commune de Saint-Malo. Une assemblée du peuple s'y réunit en 1308. Des ermites édifient vers 1360 à sa pointe nord une chapelle dédiée d'abord à Notre-Dame du Laurier puis à Saint Ouen (évêque de Rouen au VIIème siècle) ;

l'ancien bastion de la Hollande, édifié en 1674 par le duc de Chaulnes sur l'ancienne butte des Moulins Collin. La butte était surmontée à l'origine de trois moulins à vent : au sud le Moulin Collin (1364), au milieu le Moulin Bisaut et au nord le Moulin Macé. On l'appelait aussi parfois Bastion des Pendus. Il devient, pendant la Révolution, le Bastion de la Force. Surélevé en 1793, restauré en 1866 et désarmé en 1889 ;

l'ancienne Chapelle Saint-Thomas et de la Maison-Dieu, remplacée de nos jours par le Café Continental. L'évêque Geoffroy construisit en 1252 au lieu dit la Licorne, au nord de la chapelle, une Maison-Dieu qui disparut en 1612. La chapelle, restaurée en 1652, est fermée durant la Révolution, puis sert d'écurie à l'Hôtel du Chêne Bert avant d'être démolie en 1879 ;

l'ancienne Maison de l'Abbaye Saint-Jean, siège de la Confrérie des Hommes Blancs et située rue des Cordiers. Il s'agit d'un ancien hôtel appartenant au XIVème siècle à Guillaume Picaut seigneur de Morfouace (Ploërmel, Morbihan) et donné en 1376 à la Confrérie des Hommes Blancs, érigée vers 1240 en l'honneur de saint Jean-Baptiste. Cet hôtel reçut le nom d'Abbaye Saint-Jean. L'abbaye était jadis accostée d'une tour et recouvrait au XVIème siècle toute la place de la Halle. La confrérie des Hommes Blancs disparut en 1785 et ses biens furent attribués à la Marmite des Pauvres. La Marmite des Pauvres fut installée en 1719 au n° 5 de la rue Maupertuis (sa porte est datée de 1712) ;

la rue André-Desilles possédait jadis trois cimetières : - le Grand Cimetière ou Cimetière du Dieu de Pitié, du nom de la Chapelle qu'il renfermait. Ce cimetière est supprimé de 1672 à 1676, puis remplacé en partie par l'hôtel du Flachet ou de Plouer qui devint en 1714 l'Hôtel le Fer de Beauvais. Cet hôtel servit de prison en 1793 - le Cimetière d'A-Haut - le Petit Cimetière ;

l'ancien hôtel d'Asfeld ou de la Ville-Gille, situé jadis n° 8, rue d'Asfelf. Il sert de prison pour femmes en 1793 ;

l'ancien hôtel Baude de la Vieuville, situé jadis n° 9, rue du Boyer ;

l'ancien château des Bigorneaux (XVIème ou XVIIème siècle), situé jadis n° 28, rue du Boyer ;

l'ancienne Maison en Argent ou du Dais d'argent, située au n° 14, rue et place Broussais. Elle a été édifiée vers 1680 par Guillemette Bélin, fille d'un riche armateur, devenue marquise de la Marzelière ;

l'ancien Hôtel de la Blinais (1670), situé au n° 6, rue de Chateaubriand. Il a appartenu à la famille Magon de la Blinais ;

le cimetière dit de la Hollande. Créé au milieu du XVIIIème siècle, il longeait les Petits Murs jusqu'à la Montée Notre-Dame ;

la fontaine appelée la Pompe. Cette fontaine amenait les eaux potables de la Fontaine Blanche, en Saint-Servan à travers la Petite Grève. Ses auges en granit datent de 1811 ; 

l'ancien cimetière des Protestants, édifié en 1602 sur l'emplacement de la banque Samuel Sire, rue d'Estrée. On en construit un nouveau en 1758 et on lui donne jusqu'en 1792 le nom de Cimetière des Ecailles ;

l'ancien hôtel de la Saudre, situé au n° 2, rue Feydeau ;

l'hôtel Grandville, situé rue de la Fosse. Propriété au XVIIIème siècle de la famille Blaize de Maisonneuve ;

l'hôtel de Bizien, situé au n° 5, place du Grand-Placitre. On y voit un puits daté de 1591 et chargé de deux écussons. Propriété jadis de la famille Bizien ;

l'ancien hôtel Magon de la Villebague, situé au n° 3 et 5 de la rue de la Harpe. Une porte est surmontée de la date de 1671. La maison située au fond de la cour est datée de 1654 ;

l'ancien hôtel Grandville, situé rue de la Motte. Le proconsul Le Carpentier l'occupe pendant la Révolution ;

l'ancien hôtel Marion du Fresne, situé au n° 5 de la rue Saint-François. Sa porte d'entrée est datée de 1675 ; 

l'ancien hôtel Eon de Carman, situé au n° 3 de la rue Saint-Vincent et transformé en magasin en 1896 ;

le tombeau de Chateaubriand, situé sur l'îlot du Grand-Bé. Chateaubriand réclame dès 1828 la pointe occidentale de l'îlot du Grand-Bé pour y être inhumé. Son tombeau est prêt en 1838. L'écrivain y est inhumé en 1848 ; 

ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-MALO

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 25 nobles de Saint-Malo

Pierre AOUSTIN : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Pierre BLANCHET :  excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Jehan BOUT : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Estienne BRILLAND : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Guillaume BRUGALLE : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Veuve BUSON feu Jehan : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Pierre DE PORCON : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Perrin DES GRANGES : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Pierre DES NOES : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Thomas DES RUES : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Gallois DRUILLET : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Guillaume DU ROCHIER : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Jacquette LACQUEROUS : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

François LADVOCAT : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Jocelin LAMBERT : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Georges LE BOEUFF : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Maître Guillaume ou Guyon LE BRET : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Lucas LE BRETON : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Guillaume LE CONTE : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Jehan LE SACHIER : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Hamon MARTIN de la Rivière : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Jehan PHILIPPES : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Pierre PICOT : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Jehan SAUDRES : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Collas LEVESQUE : excusé comme gardant la ville de Saint-Malo ;

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Saint-Servan (rattachée à Saint-Malo en 1967) : voir l'ancienne commune de Saint-Servan-sur-Mer

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 12 nobles de Paramé (rattachée à Saint-Malo en 1967) : voir l'ancienne commune de Paramé.

Photos et commentaire provenant de http://www.infobretagne.com/index.html

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